NOTRE ALLAITEMENT MIXTE HEUREUX

Allaiter était une évidence pour moi. Je l’ai fait pour chacune de mes filles avec plus ou moins de succès et de difficultés. Actuellement, MiniChou va sur ses cinq mois et est toujours allaitée. Néanmoins, à ses trois mois j’ai ressenti le besoin d’ajouter un biberon de lait en poudre. Aujourd’hui, nous vivons un allaitement mixte heureux.


Sein ou biberon, pourquoi choisir?

Ma question ne se rapporte pas au choix de l’allaitement ou à celui du lait en poudre. A chacune de faire son choix qui dépend de tellement de facteurs très personnels que personne ne peut le juger. Non, ma question se rapporte à un mixe des deux. Lorsqu’on parle d’allaitement mixte c’est souvent l’allaitement au sein couplé avec un biberon de lait maternel tiré. Cependant, parfois il n’est pas possible de tirer son lait. Dans ce cas, on introduit le lait en poudre et il arrive souvent que ce soit le début de la fin de l’allaitement maternel.

C’est d’ailleurs ce qui c’était passé avec MiniNous. Les raisons en sont multiples. C’est pourquoi il est souvent déconseillé de passer au biberon lorsqu’on allaite. Mais dans mon cas, et je l’espère dans le cas de nombreuses autres mamans, l’allaitement mixte marche et ne semble pas poser soucis à mon allaitement maternel. Dans ce cas précis, quand tout se passe bien, sein ou biberon pourquoi choisir?

Pourquoi je ne dis pas lait artificiel

Vous remarquerez que je n’utilise pas le terme de lait artificiel qui est souvent utilisé par les mamans allaitantes. C’est un terme que j’utilisais moi-même sans aucune notion du mal qu’il pouvait faire. Je tiens d’ailleurs à remercier l’infirmière de PMI qui m’a reprise ce jour là. « Non, vous ne donnez pas du lait artificiel à votre enfant mais du lait en poudre maternisé ».

Bien entendu, je le dit souvent, il n’y a rien de mieux pour la santé de bébé que le lait maternel. Sa composition et ses bénéfices sont incomparables. Néanmoins, il ne faut pas non plus diaboliser le lait en poudre maternisé. C’est du lait de vache, donc forcément sa composition n’est pas complètement adaptée à un bébé humain mais les progrès de la science ont permis de le materniser. Sa composition est donc enrichie et modifiée pour se rapprocher au mieux du lait maternel.

Malgré cela, nous sommes nombreuses à nous être déjà senties coupables d’en donner à nos bébés. Et ce mot de « lait artificiel » est un coup de poignard pour nos coeurs de maman. Alors, maintenant, je fais très attention à ne plus l’utiliser. Autant pour moi que pour les autres.

Lâcher prise pour un allaitement serein

Comme je l’explique dans mon dernier article, le plus dur pour moi dans l’allaitement exclusif est de s’abandonner complètement à son bébé. D’en devenir complètement dépendant. Car en effet, ce sont les tétées qui rythment les journées et qui font le planning. Ayant mal vécu lors de l’allaitement de Tessa, je m’y étais mieux préparée pour Estrella. Pendant les trois premiers mois j’ai complètement lâché prise et fusionné avec mon bébé. J’ai adoré! Puis, c’est devenu un peu plus difficile. Deux raisons à cela: le pic de croissance des trois mois et la demande d’attention de Tessa.

Quand l’allaitement n’est plus qu’un plaisir

Le pic de croissance des trois mois

On a beau savoir certaines choses mais cela ne les rend pas moins pénibles à vivre. Les pics de croissance, je les ai tous eus depuis sa naissance et je les ai tous acceptés. Celui des trois mois est le plus difficile, je le sais. Il a commencé deux semaines avant ses trois mois. Estrella était donc accrochée à mon sein non stop, de jour comme de nuit pendant deux semaines. J’étais extrêmement fatiguée surtout par les tétées groupées du soir. Vous savez, celles qui commencent à 19h pour ne se finir qu’à près de minuit.

Tessa ma grande petite

Pas de chance, ces tétées groupées tombaient pile sur le moment où Tessa avait le plus besoin de moi. Et honnêtement, sur le moment que j’avais le plus envie de partager avec elle: le coucher. J’adore ce moment où je la prépare pour aller dormir. On se fait des câlins, on lit une ou deux histoires. Elle boit le biberon pendant que je termine par l’histoire du marchand de sable. Un bisous, un câlin et un « Je t’aime plus que les étoiles, plus que le soleil et plus que les grimaces » (oui moi non plus je ne sais pas d’où elle sort ça :-D). Pendant trois moi c’est Bastian qui a pris le relais. Il le faisait très bien, mais ça m’arrachait le coeur tous les soirs.

Le premier biberon de lait en poudre

Je ne sais pas si c’était une barrière psychologique que je m’étais fixée mais je m’étais dit que je ne donnerai rien d’autre que mon lait jusqu’à ses trois mois. Coûte que coûte. Aussi difficile soient les situations ou extrême soit la fatigue, je ne voulais pas céder. Et je n’ai pas cédé pendant trois mois. Puis le jour de ses trois mois, soit le 29 août 2017, j’ai cédé. Il était 18 heures. Je venais enfin de la poser dans son transat. Bastian jouait avec elle pendant que je commençais à préparer le repas avec l’aide de Tessa. Encore un moment de partage qui me manquait énormément avec ma grande. 18h15, Estrella se met à chouiner. Elle veut téter, je le sais.

Mon choix de lait en poudre

Depuis plusieurs jours je suis à bout avec ce pic de croissance interminable. Bastian avait alors acheté du BabyBio premier âge deux jours avant. Mais je ne voulais pas céder avant ses trois mois. Ce soir là je ne voulais plus mettre de côté un moment complice avec grande. Alors je l’ai dit: « vas y prépare lui un biberon s’il te plait ». Bastian l’a préparé et lui a donné. Elle l’a bu d’une traite et a semblé repue comme elle ne l’avait pas été depuis un moment. De mon côté, j’ai pu finir de faire le repas avec ma MiniNous. Quel plaisir retrouvé!

Simplement pour revenir au BabyBio premier âge, c’est un choix plutôt réfléchi. Bien entendu, tous les laits en poudre maternisés sont bons pour bébé. Les normes sont tellement strictes que les industriels y accordent une importance capitale. Néanmoins, je tenais à savoir que l’éthique et les céréales utilisées étaient conforme à la charge Bio. De plus, je n’ai pas acheté de lait en poudre « relai allaitement » car après m’être beaucoup renseignée, il s’avère que ce n’est qu’un argument marketing (source Leche League).

Mon choix de biberon

L’un des risques à proposer un biberon lorsqu’on allaite c’est la fameuse confusion sein/tétine qui peut également arriver avec une sucette. MiniChou n’ayant jamais accepté aucune (AUCUNE) sucette, j’avais peur que ce soit pareil pour le biberon. J’ai fait le choix de partir sur un biberon MAM car la tétine me paraissait ressembler le plus à l’état de mon téton dans la bouche de bébé. C’est à dire un peu aplatie et non pas ronde comme on peut le voir ailleurs. J’ai alors pu tester le biberon en verre MAM 170ml avec une tétine en débit 1 qui a super bien marché.

 

Rapidement, j’ai du passer au biberon toujours MAM en verre mais de 260ml et débit de tétine 2.

 

J’ai choisi la gamme Feel Good de MAM car c’est mon côté écolo qui parle ;-). Pour moi le verre reste le composant le plus sain à proposer à bébé. D’ailleurs les illustrations d’arbres sur ces biberons sont juste à tomber. Par la suite je pense néanmoins partie plutôt sur la gamme Easy Start car le plastique a l’avantage de ne pas casser quand bébé commence à tenir (et à laisser tomber) son biberon. En plus ils sont anti-coliques et sont autostérilisants en trois étapes.

Un allaitement mixte bien installé

Un biberon par jour

Ce premier biberon a ouvert la voie au biberon systématique du soir. Je dois avouer que cela a été un soulagement pour moi. Bastian donnait le biberon à Estrella pendant que moi je faisait le coucher avec Tessa. Nous avions enfin repris un rythme qui convenait à tout le monde. De plus, même si je continuais de donner une tétée juste avant de me coucher vers 22 heures, je me couchais enfin avant minuit. Et ça, mine de rien, ça a beaucoup joué sur mon regain d’énergie. Pendant une semaine, Estrella  bu un biberon par jour en plus des tétées à la demande. Cela lui arrivait déjà de faire ses nuits occasionnellement mais là c’est devenu presque systématique. Avantage non négligeable également.

Deux biberons par jour

Une semaine plus tard, je me suis rendue à la PMI pour le RDV des trois mois. Tout allait bien pour MiniChou mais elle n’avait pris que 200 grammes en un mois. L’infirmière de PMI m’a rassurée en me disant que c’était plutôt normal pour un enfant allaité et qu’il n’y avait pas vraiment de quoi m’inquiéter. Néanmoins, elle a tenu à vérifier qu’Estrella prenait bien le sein et m’a encouragée en bien le lui proposer au moindre signe d’éveil. Lorsque je lui ai expliqué que j’avais inséré un biberon de lait « artificiel » (c’est là qu’elle m’a repris :-)) le soir, elle m’a dit que je pouvais continuer comme ça. Bien qu’elle m’ai rassurée, j’ai quand même voulu rajouter un deuxième biberon à midi.

Encore une fois, ce deuxième biberon est venu s’installer non pas seulement pour le bien être de mon bébé mais aussi pour le mien. Et je n’en ai pas honte du tout. Si j’ai bien compris une chose c’est que pour que bébé soit heureux, il faut que maman soit heureuse. Jusque là Estrella ne dormait que très peu en journée, voir rien du tout. Le plus souvent elle s’endormait au sein et dès que je la posais dans le lit elle se réveillait au bout de cinq minutes. En ajoutant ce deuxième biberon à midi cela lui a permis de commencer à faire une vraie sieste l’après-midi ce qui a été une nouvelle bouffée d’oxygène pour moi.

De l’allaitement à la demande au biberon à la demande

Quelques temps plus tard, j’avais rendez-vous chez le dentiste à 17 heures. Bastian a alors ajouté un troisième biberon. Mais comme j’avais très peur de faire baisser ma lactation en remplaçant des tétées par des biberons, j’ai toujours fait en sorte de donner une tétée, même courte avant et après chaque biberon. Le reste de la journée restant à la demande dé bébé.

Aujourd’hui pour les biberons c’est pareil. Je ne suis pas un nombre identique de biberons par jours et encore moins aux mêmes horaires. Il y a des jours où je donne un biberon le matin car on est un peu à la bourre pour emmener Tessa à l’école. D’autres matins je dois réveiller Estrella pour emmener Tessa à l’école, j’attends donc de rentrer pour lui donner la tétée. Dans la journée c’est pareil. C’est selon ce que j’ai à faire et le temps dont je dispose.

Il n’y a que la nuit que je ne donne jamais de biberons. Déjà par flemme, car sortir un sein ne nécessite d’ouvrir qu’un seul oeil sans allumer la lumière :-D. C’est plus rapide et ça réveil moins maman, bébé et le reste de la maison. Et puis, il faut bien le dire, avec la diminution des tétées, mes seins sont bien plus gorgés de lait la nuit alors j’ai besoin de les vider.

Savoir écouter son bébé

Il y a des jours aussi où c’est Estrella qui me fait comprendre ce qu’elle veut. Certains jours elle refuse le biberon ou n’en boit qu’une petite quantité. Je comprends alors qu’elle a besoin ou envie, peu importe, de téter plus. Bien entendu, je lui donne le sein bien volontiers. Puis d’autres jours où elle s’énerve sur le sein. Je lui prépare alors un 180ml de lait qu’elle siffle en quelques minutes. Bref, je pratique un allaitement au sein et au biberon complètement à la demande et ça marche du tonnerre! Je suis heureuse, moins fatiguée, disponible pour ma grande et pour moi-même. Estrella est heureuse, elle a pris plus rapidement du poids, elle dort mieux et dès qu’elle ressent le besoin d’augmenter les tétées elle sait tout à fait me le faire savoir. On forme une équipe du tonnerre et ce système nous convient parfaitement.

Nous vivons un allaitement mixte heureux!

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