COMMENT J’AI RÉUSSI MON DEUXIÈME ALLAITEMENT

Ah, l’allaitement! Vaste sujet! Il déchaîne les passions et reste encore parfois tabou dans notre civilisation dite « moderne ». Il y aurait tant de choses à dire à ce sujet. Mais je vous rassure, je ne vais pas m’aventurer là-dedans. Non, je viens tout simplement vous raconter comment j’ai enfin réussi mon deuxième allaitement.


Un premier allaitement difficile

Pour ceux qui me connaissent ou qui me suivent depuis le début du blog, vous savez que j’ai allaité ma première fille. Malheureusement, je ne l’ai tenu que 8 semaines. Pour plusieurs raisons que je vous explique ici. Ce premier allaitement que j’ai longtemps considéré comme un échec, est resté un grand regret dans ma maternité. Alors, lorsque je suis tombée enceinte de ma deuxième bébé, j’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté pour réussir.

C’est d’ailleurs l’unique photo de mon premier allaitement. Je pense que je le vivais tellement mal et que j’étais tellement fatiguée que je ne pensais pas à le prendre en photo.

Analyse d’un échec

Pendant plus de deux ans j’ai ressassé ce premier échec. Je m’en suis terriblement voulue. J’ai cherché à comprendre ce que j’avais foiré et j’ai finit par trouver plusieurs raisons. Le pire c’est que j’avais reçu beaucoup de bons conseils que je n’ai pas suivis. Mais la vérité c’est que j’en ai reçu aussi beaucoup de mauvais qui se contredisaient. Et puis, il faut l’avouer la pression sociale a joué également. Voici d’après moi les points qui ont fait que j’ai raté mon premier allaitement:

  • La fatigue

Je crois avant tout que c’est ce point qui m’a été le plus préjudiciable dans mon allaitement. Seulement six jours après mon accouchement j’ai du être hospitalisée de nouveau à cause d’une rétention placentaire. Donc j’ai accumulé beaucoup de fatigue et de stress pendant les premiers jours d’allaitement qui sont les plus importants. De plus, Tessa se réveillait pour téter presque toutes les 30 minutes, de jour comme de nuit. Je n’ai pas su gérer ma fatigue.

  • Les conseils contradictoires

Je l’explique en détail dans mon article sur mon premier allaitement, mais on m’a dit tout et son contraire. Forcément j’étais complètement perdu. Je ne savais plus qui ou quoi croire. Encore moins qui écouter.

  • Essayer d’instaurer un rythme

Pourtant je le savais que l’allaitement à la demande était la meilleure chose à faire. Néanmoins, j’ai préféré suivre certains conseils qui me disaient de faire téter toutes les trois heures, pendant 10 minutes à chaque sein. Un fiasco.

  • Ne pas s’écouter

L’instinct maternel est une source de savoir incroyable. Encore faut il accepter de le suivre. Lors de ce premier allaitement, étant novice, je l’ai complètement occulté. Bien des fois il me soufflait d’aller dans une direction. Malheureusement, j’ai souvent pris l’autre, celle soufflée par les autres.

  • Ne pas vouloir allaiter en public

Personnellement je ne suis pas particulièrement pudique. De plus j’estime que l’allaitement est la chose la plus belle et la plus naturelle au monde. Dès le début je me suis dit que j’allaiterai sans contrainte. Cependant, Choubidou ne le voyait pas de cet œil. Par respect envers lui et sa pudeur j’ai évité d’allaiter à l’extérieur. Et lorsque je le faisais je couvrais MiniNous d’un linge. Plus jamais! Trop contraignant. Surtout, je ne vois pas pourquoi mon bébé devrait subir ça pour épargner aux autres la vue de sa nourriture.

  • Le sentiment d’être prisonnière de son enfant

Alors ça, c’est un sentiment tout à fait normal. Lorsqu’on vient d’avoir un tout petit bébé on devient vite dépendant de son rythme. A fortiori lorsqu’on allaite. Ce n’est pas évident de lâcher prise. Et cela peut vite devenir angoissant voir même énervant.

  • Ne pas être sur la même longueur d’onde avec le papa

Je parlais tout à l’heure de l’allaitement en public. C’est un des sujets sur lesquels nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Le cododo en faisait partie également. Et bien d’autres petites choses. Il faut absolument mettre les choses à plat avant, pendant et même après l’arrivée de bébé.

  • Ne pas avoir assez de lait

Tessa ne prenait que peu de poids les premières semaines. Mais surtout elle ne faisait presque pas de selles. Il était évident pour moi que je ne la nourrissais pas suffisamment. J’ai donc pensé que je n’avais pas assez de lait. Surtout que lorsque je tirai mon lait presque rien ne sortait. Aujourd’hui je sais que c’est faux. La quantité de lait tiré ne correspond en rien à la quantité que le bébé boit.

Réussir mon allaitement

Lorsque je suis tombée enceinte de MiniChou la première chose que je me suis dite c’est que j’allais réussir mon allaitement coûte que coûte. Aujourd’hui, à quatre mois d’allaitement passé je peux dire que j’y suis arrivée. Pas forcément à réussir l’allaitement exactement mais j’ai réussi MON allaitement. Et ça c’est le plus important. Mais avant de vous expliquer ce que je veux dire, voici les conseils que j’ai suivis et qui m’ont réussi.

  • Etre bien entouré

Avoir les bons conseils. Etre soutenue dans sa démarche. Voir que c’est possible malgré les difficultés. Voilà les raisons principales qui m’ont poussée à bien m’entourer. J’ai choisi une sage femme pro allaitement (la même que pour Tessa déjà). Ensuite, j’ai suivi presque tous les jours le groupe Facebook de la Leche League. Grâce à cela j’ai pu lire beaucoup de questionnements et de réponses de mamans allaitantes. Enfin, je me suis entourée de mamans allaitantes dans mon entourage proche. Elles m’ont permis de voir que oui allaiter est possible peut importe le moment, l’âge ou la situation.

  • Ne pas être tentée

Lorsque nous avons déménagé l’année dernière j’ai revendu tous les biberons de Tessa. Je ne voulais pas être tentée d’en donner à Estrella par peur ou par fatigue. Vous trouverez peut être cela extrême ou anecdotique mais pour moi c’était important.

  • Allaiter en public

Tessa est née en hiver donc nous ne sortions pas beaucoup au début. Alors qu’Estrella est née à la fin du printemps presque en été. Nous étions alors souvent dehors ou en promenade. En accord avec Bastian (un peu forcé je l’admets), j’ai déballé le boobs dès que bébé en avait envie. Au parc, au restaurant, chez des amis. J’ai même allaité lorsque j’ai dédicacé mon livre en librairie!

  • Allaiter à la demande

C’EST LA BASE! J’ai limite envie de le mettre en rouge et en gras mais je ne voudrai pas vous agresser! 😀 Non, plus sérieusement. Allaiter à la demande c’est vraiment la base pour allaiter sereinement et qualitativement. Il n’y a que votre bébé qui peut savoir quand il a faim. Et ne vous inquiétez pas, il sait très bien vous le dire! J’ai donc sorti le sein à chaque pleur ou à chaque éveil de Minichou. De jour comme de nuit, même si elle venait à peine de téter. Parfois cela dure quelques minutes et d’autres beaucoup plus longtemps. Je lui fais confiance, elle gère.

  • Connaître les fameux pics de croissance

3, 6, 9, 12 jours, semaines, mois. Voilà en gros les moments des-dits pics de croissances. Pendant ces pics le bébé peut passer des heures, des jours à téter et c’est normal. De connaître cette information ne rend pas le moment moins pénible mais il m’a permis de mieux l’accepter.

  • Le cododo

Le cododo m’a également beaucoup aidée pour cet allaitement à la demande. Lorsqu’elle se réveillait la nuit pour téter, je n’avais qu’à la rapprocher de moi, lui mettre le sein dans la bouche et me rendormir. La magie opérait seule.

 

  • Lâcher prise

C’est le plus dur et honnêtement je ne crois pas y être totalement arrivé. C’est très dur de dépendre de son bébé. Encore plus lorsqu’on a l’aînée en demande d’attention. Il faut accepter que la maison est sale et que tant pis, bébé a faim. Il faut accepter que oui on devrait lancer une machine, faire les courses ou jouer avec sa grande. Mais tant pis pour cette fois, bébé a faim. Papa prends le relais, autant qu’il peut et même si ce n’est pas exactement comme nous on fait et bien on apprécie. L’allaitement devient toujours la priorité. Pour moi c’est ce qui reste le plus difficile à accepter. Mais j’ai bien mieux réussi que la première fois!

  • Se faire confiance

Depuis la première heure de ma deuxième fille je n’écoute QUE MOI. Les sage-femmes de l’hôpital ont bien tenté de me faire noter les heures de tétées sur un papier. Elles ont aussi essayé de me donner des conseils. Je leur souriais, les remerciai et passais à autre chose ;-). Si je sentais que ma fille avait besoin de moi, j’étais là. Si je sentais que j’avais besoin d’aide, je la demandais. Mais personne ne pouvait m’imposer quoique ce soit. J’avais confiance en moi tout simplement.

  • Se mettre d’accord avec sa moitié dès le début

Allaitement en public, cododo, congé parental. Tous ces sujets étaient des désaccords entre Bastian et moi. Autant j’entendais ses raisons et j’en comprenais quelques unes, autant j’ai décidé de camper sur mes positions. J’avais confiance en moi et je savais ce dont j’avais besoin pour réussir à être la maman que je voulais. Alors bien que je sois pour la paix des couples, je n’ai pas cédé et je dois même avouer que j’ai un peu imposé ma volonté sur ces sujets. Mais je ne regrette rien. Et aujourd’hui, je crois que même lui comprend mieux ce que je voulais dire.

  • Bien s’équiper

Il reste une chose importante dont je veux vous parler c’est l’aspect pratique de l’allaitement. On dit souvent que pour allaiter il faut un bébé et des seins et c’est tout! C’est vrai MAIS parfois un peu d’aide peu faciliter l’allaitement. C’est pourquoi je me suis un peu équipée.

Comment bien s’équiper pour bien allaiter

Vous le savez sans doute, allaiter c’est merveilleux mais ça peut vite devenir pénible. Les premières semaines cela peut même être douloureux. Les mamelons douloureux voir même qui saignent pour certaines. Le robinet qui fuit comme j’aime le dire. Ou le sein qui ne veut pas sortir du soutif. Bref, petit ou grand, les désagrément sont une réalité de l’allaitement. Heureusement, des solutions existent pour pallier à cela. En préparation à ces petits soucis, j’ai pu tester deux produits que je recommande chaudement et les yeux fermés.

Les coquillages d’allaitement Bébé Nacre

Vous connaissez sans doute les coquilles d’allaitement pour récupérer le lait qui goutte sans cesse de vos seins. C’est très pratique mais pas toujours agréable et encore moins esthétique. De plus, ces coquilles ont tendance à sur stimuler votre lactation donc à faire couler vos seins en continu. C’est pourquoi j’ai testé et adoré, puis adopté les coquillages d’allaitement Bébé Nacre.

Les coquillages d’allaitement Bébé Nacre sont choisis, polis, calibrés et emballés à la main avec soin. Fabriqués artisanalement en France depuis plus de 10 ans ils sont non seulement esthétiques mais pratiques. Écologiques, lavables et durables, tout ce que j’aime.

En effet, de par leur contact avec le mamelon ils évitent les frottement désagréables avec les vêtements. Mais ils permettent également une hydratation et une cicatrisation en milieu humide. C’est pourquoi il est conseillé d’utiliser une goutte de votre lait en fin de tétée et de l’appliquer généreusement sur le coquillage avant de le positionner sur le mamelon. Sensation agréable et peau hydratée assurées. Je n’ai eu aucune crevasse de tout mon allaitement! Pour retrouver tous les principes et bienfaits de ces coquillages c’est par ici.

Pour les acheter c’est par ici. Attention, choisissez bien votre taille selon la taille de votre aréole.

 

Les soutien-gorges d’allaitement Made In Femmes

Pour Tessa j’avais acheté des soutien-gorges d’allaitement en super-marché. Plus jamais! En plus d’être moche, ce n’est au final pas pratique du tout. Pour Estrella j’ai eu la chance de tester un ensemble soutient-gorge d’allaitement et culotte du site Made In Femmes. J’ai choisi la parure « Beautiful Bio Blanc/Lavande« .

Composé à 95% de coton Bio et à 5% d’élasthanne, ce soutien-gorge est agréable à porter et joli à regarder. Choubidou confirme ;-). La forme « cheminée » du dos permet de maintenir le soutien-gorge en place. Ce qui est très pratique car ma poitrine étant généreuse, mes soutien-gorges ont tendance à remonter dans le dos. Les bonnets s’ouvrent grâce à un clip pratique.

Ces sous-vêtements ne sont pas Made In France mais bonne surprise, ils sont fabriqués chez moi au Portugal! L’ensemble est à 34.90€ ce qui est un prix plus que correct pour cet ensemble beau et bio ;-).

Conclusion sur mon deuxième allaitement

Je suis heureuse et fière car j’ai réussi à faire ce que je voulais pour ce deuxième allaitement. Même à lâcher un peu plus prise ce qui était le plus dur pour moi. Je n’ai écouté que moi, mon instinct et mon bébé. Grâce à cela, Estrella et moi avons complètement fusionné pendant trois mois exclusifs. Je dois aussi admettre que la mise en place de ce deuxième allaitement s’est fait beaucoup plus facilement. J’ai eu une super montée de lait dès le début. Estrella a bien pris le sein tout de suite. Tout m’a semblé plus facile que pour le premier. Puis, par choix et sans aucun regret j’ai ajouté un complément le soir. Aujourd’hui nous pratiquons un allaitement mixte et heureux. Mais je vous en parlerai dans un prochain article :-).

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