MA GROSSESSE DE 42 SA

Une grossesse c’est généralement 41 SA (semaines aménorrhées). Habituellement, c’est même souvent moins. En tout cas à partir de 37 SA on considère que bébé peut arriver et qu’il n’y a plus de problème de prématurité. MiniNous est d’ailleurs arrivée à 39 SA avec 10 jours d’avance. Cependant, parfois, dans environ 10% des cas, la grossesse peut dépasser son terme de quelques jours. Et bien moi, j’ai fait encore plus fort, j’ai réussi à atteindre les 42 SA! Histoire d’une grossesse interminable :-).


L’envie du petit deuxième

MiniNous avait à peine un an lorsque l’envie du petit deuxième est arrivée autant pour moi que pour Choubidou. Cependant, me sentant encore fatiguée de cette première année, je ne voulais pas lancer tout de suite la machine. Puis, surtout, je voulais recommencer à travailler un peu et trouver un CDI pour être plus tranquille que pendant ma première grossesse. De janvier 2016 jusqu’à l’été 2016, l’envie est devenue plus forte. Puis nous avons pris la décision de partir comme je vous l’ai raconté ici. Nous avons donc quitté la Drôme début Septembre 2016 mais je savais déjà que quelque chose était différent lors des 800 km de déménagement.

Préparation et application d’ovulation

A peine arrivés dans le Nord, j’ai acheté un test de grossesse et la bonne nouvelle est arrivée: j’étais enceinte! Début de grossesse estimé au 22 août 2016. Je le sais car j’avais bien préparé mon coup. Je m’étais fait retirer le stérilet au mois de Mai mais je faisais attention de ne pas tomber enceinte de suite grâce à une application qui m’indiquait mes périodes d’ovulation. Ensuite, quand nous avons été prêts à lancer la machine début août, j’ai utilisé cette même application pour être « active » lors de ma période supposée d’ovulation. Bingo! Cela a marché du premier coup! Selon cette application (sur Google Play Store  » Flo calendrier des règles » ), dans laquelle je notais nos rapprochements (oui c’est joli hein lol), la conception serait donc du 22 août.

Début de grossesse

Choubidou et moi étions très heureux mais en même temps très surpris que ce soit arrivé aussi vite! Pour MiniNous cela nous avait pris trois essais mais je ne faisais pas attention à mon ovulation. En tout cas, ce deuxième bébé avait également été conçu dans la Drôme et j’en étais très heureuse. Par contre, nous avons été étonnés de la réaction de certaines personnes de la famille:

« Mais c’était voulu? », « Mais vous êtes contents? », « Vous allez faire comment sans travail? »

Passons, ces réflexions qui nous ont clairement saoulé. Néanmoins pour y répondre: oui c’était voulu, oui nous sommes très heureux et aucun soucis au niveau du travail car nous avons tous les deux du chômage et des sous de côté. On est pas inconscients non plus même si ça ne vous regarde pas en soit.

Maux de grossesse

Très vite, environ lors de ma deuxième semaine de grossesse, les premières nausées sont apparues. J’en avais beaucoup souffert lors de ma première grossesse. Vous pouvez d’ailleurs lire chaque étape de cette première grossesse, semaine par semaine. Je savais d’avance que j’allais passer 3 mois pénibles à cause de ces nausées. Déjà que je ne fais pas partie des femmes qui aiment être enceinte pour plein de raisons que j’avais déjà expliquées ici. Mais je ne m’attendais pas à ce que ces trois premiers mois soient si pénibles et pas seulement à cause des nausées…Je ne vais pas m’étaler sur le sujet car je vous ai raconté mes mésaventures dans ces articles. En tout cas, tous ces problèmes ont fait que je n’ai pas du tout investi cette deuxième grossesse comme j’avais investi la première.

Retour dans la Drôme

Lorsque début janvier 2017, enceinte de quatre mois et demi, nous sommes enfin revenus dans la Drôme pour mon plus grand bonheur et la sauvegarde de notre famille, j’ai enfin pris conscience que j’avais un petit être en moi. C’est également à ce moment que j’ai repris un travail d’appoint en tant que vendeuse dans un magasin de costumes pour hommes. Clairement, cela a été très dur physiquement. A 32 ans, pourtant pas si vieille, je sentais bien la différence de forme par rapport à la première grossesse à 30 ans. J’avais mal aux jambes, aux pieds et au ventre. J’avais d’ailleurs quelques mini contractions de temps en temps. Puis au mois de février mon corps m’a lâchée et j’ai choppé une vilaine rhino-pharyngite. Ma sage-femme m’a arrêtée 15 jours et c’est bien le temps qu’il m’a fallu pour m’en remettre surtout niveau fatigue.

Congés maternité anticipé

Mon contrat ayant pris fin début mars, j’ai pu profiter d’un congés maternité un peu avancé car il ne commençait officiellement que le 10 avril. Je n’avais plus de nausées, je n’étais plus malade et je me sentais moins fatiguée. Néanmoins, le mal de dos et les aigreurs d’estomac n’ont pas tardé à arriver! Rien de grave comme vous pouvez le voir mais une gêne constante qui m’irritait passablement. Heureusement, j’ai commencé les cours de préparation à l’accouchement à peu prêt au même moment. C’est grâce à cela que j’ai pu finalement investir complètement ma grossesse, même si c’était lors du dernier trimestre seulement.

Mes cours de préparation à l’accouchement

L’une des raisons pour lesquelles j’étais véritablement heureuse de revenir dans la Drôme concerne directement ma grossesse. J’avais eu un accouchement super à l’Hôpital de Valence et un suivi par une sage femme libérale complètement au top. Pro allaitement et pour un accouchement le plus naturel possible, c’est elle qui m’avait initiée au bonheur du portage. Elle m’avait suivi pour ma première grossesse et ses cours de préparation à l’accouchement m’avaient bien préparée pour l’accouchement et pour l’arrivée de bébé. Bien que je n’ai pas réussi mon premier allaitement comme je l’aurai aimé, cela m’a tout de même donné les bases qui m’aident énormément aujourd’hui.

Pour cette deuxième préparation, comme je connaissais ce qui m’attendait, j’ai choisi des cours portant plus sur la gestion de la douleur. Mon objectif était d’éviter la péridurale que j’avais eu la première fois. J’ai donc fait un cour dans la piscine, un de yoga, un d’hypnose, un de ShiatSu, un pour la respiration, un pour la poussée et un pour l’allaitement. Les trois derniers je les avais déjà eu lors de ma première grossesse mais je ressentais le besoin de les prendre de nouveau et je ne regrette absolument pas.

Le compte à rebours est lancé

Vers mon 8 ème mois je me sens plutôt bien. Je n’ai presque pas pris de poids (seulement 5 kilos) et je me trouve belle avec mon bidon tout rond. Tout se passe bien avec Choubidou, tout se passe bien avec MiniNous et nous avons même du beau temps ce qui nous permet de nous balader régulièrement. Néanmoins, il me tarde d’accoucher. Surtout que bébé devient de plus en plus vive ce qui donne de sacrés coups dans les côtes et même bien plus bas. Plus d’une fois j’ai eu peur d’accoucher prématurément. J’avais cette sensation bizarre d’être toujours à la veille de mon accouchement. Bastian a reçu plus d’une fois des messages lui indiquant que « quelque chose » se passait et que je sentais que c’était pour bientôt. Ahahah comme je me trompais!

Homéopathie et tisane

Arrivée enfin à 37 SA donc à l’étape où bébé n’est plus considéré comme prématuré, je n’avais qu’une hâte: accoucher! J’ai donc commencé à me préparer mentalement et physiquement à l’arrivée de bébé. J’ai envoyé la liste de naissance aux proches et nous avons commencé à préparer sa chambre. Puis, j’ai commencé à prendre mon homéopathie et de la tisane de feuille de framboisier censés aider à la préparation et à la maturation du col pour le jour J.

MiniChou joue à cache cache

Fin avril, j’approche des 38 SA et je sens enfin quelque chose vraiment se passer!  Pendant le rdv avec l’anesthésiste j’ai eu une grosse contraction. Comme j’étais déjà à l’hôpital je suis allée aux UGO. J’ai fait un monitoring qui montrait en effet quelques petites contractions mais le col encore fermé. La sage femme m’a dit que ce n’était donc pas pour tout de suite. Je suis rentrée mais j’étais épuisée et j’avais mal donc je me suis couchée à 19h. Laissant choubidou gérer MiniNous. Après une nuit très moyenne je suis réveillée par MiniNous vers 6h30 qui est venue se rendormir dans notre lit vu que choubidou était parti au travail. Lorsque je me suis levée pour mon pipi matinal j’ai découvert mon magnifique bouchon muqueux.
Puis, l’après-midi j’avais shiatsu avec ma sage femme, donc je lui ai expliqué pour la veille et le matin. Elle m’examine et là le col est bien mou et ouvert d’un doigt. Je me dis Youpi, c’est pour bientôt! Ahaha, je me trompais encore!

Le plus long mois de ma vie

38 SA, toujours rien. Mais quand je dis rien, c’est rien! Pas une contraction, pas une sensation particulière autre que le bébé qui bouge bien. 39 SA, toujours rien. Pourtant, j’ai confiance et je suis convaincue que ça va arriver d’un moment à l’autre. Tout le monde dit qu’un deuxième arrive souvent plus tôt et plus vite. Puis MiniNous est arrivée à 39 SA avec 10 jours d’avance. Je n’imagine pas sa petite soeur dépasser ce terme. J’en suis tellement convaincue que j’interdis à Choubidou de partir à plus de 15 minutes de l’appartement. J’ai une peur bleue de perdre les eaux comme pour Tessa et que le bébé sorte en seulement quelques minutes! Ahaha, je suis loin du compte!

Tic tac tic tac

40 SA, je suis au bout de ma vie! Toujours aucun signe! Le col n’a absolument pas bougé. J’ai déjà vu passer la pleine lune et la nouvelle lune sans que ça ai le moindre effet! Je monte et je descend nos 3 étages à pied et avec MiniNous dans les bras. Moi qui faisait attention à ne pas trop me baisser et ne rien porter de lourd pendant des mois, j’ai complètement inverser la tendance. J’essaye tous les trucs de grand mère. Je danse, je nettoie, je range, je fais les vitres, je fais l’amour (bon ça va il y a plus désagréable comme méthode pour accoucher) mais rien n’y fait! Celles qui me suivent sur ma page Facebook sont un grand soutien pendant mes plaintes quotidiennes. Merci encore, vous avez été au top! Je lance même les paris sur la date d’accouchement.

Mais où est le bout du tunnel?!

J’arrive à un point ou mon impatience se transforme en coup de cafard. J’approche des 41 SA donc de ma date de terme prévue au 22 mai 2017. Jamais de la vie je n’aurai imaginé atteindre cette date de terme. Je m’en veux et j’en veux à mon corps de me faire ce coup là.  J’ai des angoisses qui grossissent de plus en plus à l’approche du terme. La peur qu’il lui arrive quelque chose dans mon ventre. J’ai malheureusement des exemples de copines blogueuses qui ont connu le malheur de perdre un bébé presque au terme de leur grossesse. J’ai peur de dépasser le terme et d’avoir à subir un déclenchement. Moi qui voulais un accouchement le plus naturel possible, ça me rend triste de penser que ça pourrait arriver. Peur que le déclenchement allonge tellement l’accouchement et les heures de contractions que je ne tienne pas sans péridurale. Mais, j’ai surtout peur que le bébé soit en détresse et qu’on doive faire une césarienne.
Je sais que les hormones n’aident pas et que mes craintes ne sont pas forcément fondées mais je ne peux m’empêcher d’y penser. Il est vraiment temps que MiniChou pointe le bout de son nez.

Un jour après l’autre

Maintenant que j’ai atteint officiellement le terme je me dit que ça peut vraiment arriver à tout instant. Mais au fond de moi je n’y crois plus. Je n’y crois tellement plus que j’autorise Bastian à partir se balader toute une journée dans son Vercors adoré à plus d’une heure de route sans compte la marche.

Le jour du terme

j’ai rdv à la maternité pour contrôler la situation. On m’ausculte et on fait un monitoring de 30 minutes. Calme plat, une seule minuscule contraction. Mon col n’est toujours qu’à peine ouvert à un doigt. On me fait une échographie rapide juste pour contrôler le niveau de liquide amniotique qui est toujours bon. J’apprends que nous sommes 7 mamans à être arrivées à leur terme ce jour.

41 SA + 2

Toujours le calme plat. Nouveau RDV à la maternité. Monitoring et contrôle du col. Rien à signaler. C’est frustrant mais je commence à m’y faire. On commence à parler d’un possible déclenchement en fin de semaine. Mes angoisses reviennent. La sage-femme compréhensive me propose alors un décollement de membrane. Terme un peu barbare qui indique une petite procédure où la sage femme fait le tour du col avec son doigt pour en décoller la membrane. Cette intervention tout à fait bénigne pour le bébé peut provoquer la rupture de la poche des eaux ou des contractions qui déclencheraient le travail. Je vous laisse devenir: cela ne m’a rien fait du tout!

41 SA + 4

Incroyable mais vrai: je pense que ce bébé ne sortira jamais! On est vendredi, elle aurait du sortir lundi au plus tard. Je ne ressens rien de nouveau ou de spécial. Au contraire je la sens encore bien bouger et je porte mon ventre encore haut. Je me rends au dernier RDV à la maternité avant le déclenchement en sachant d’avance que rien n’aura changé.  Nous y sommes allés tous les trois, avec choubidou et MiniNous. Bébé va bien, il y a toujours du liquide amniotique. Le col commence à se modifier mais toujours pas plus ouvert. Nouveau décollement des membranes. Toujours aucun résultat. Un Rdv est pris pour le déclenchement ce dimanche à 17h. Je me résous psychologiquement à cette finalité même si je crains de passer à côté de mon accouchement naturel.

En attendant, nous menons notre petite vie comme si de rien n’était. On profite des beaux jours pour emmener Tessa se baigner au parc de Lorient. On se fait des restos et des promenades avec des amis. Bref, je me dégage l’esprit.

41 SA + 6

Nous sommes le dimanche 28 mai 2017 et c’est la fête des mères. Joli clin d’œil que me fait le destin n’est ce pas?

Je me réveille sereine. Nous avons rdv à 17 heures à la maternité pour le déclenchement. D’un côté je pourrai même dire que ça me rassure pour ma grande. Je vais avoir le temps de la préparer. De lui expliquer que là c’est sur la petite sœur arrive. Puis de la déposer chez ma super copine qui a deux petits garçons que Tessa adore. Elle va y passer la fin d’après-midi et la nuit. Le lendemain matin elle ira à la crèche avec le plus jeune fils de ma copine vu qu’ils sont dans la même. Je dois avouer que ça m’enlève le stress de l’accouchement en pleine nuit! En attendant, Bastian me propose de nous préparer, d’aller nous balader puis de déjeuner dans notre restaurant fétiche: Le Memphis, ambiance rétro dinner américain. Je file sous la douche et la une contraction me pli en deux!

Nous sommes dimanche 28 mai 2017 et il est 9h du matin: mon travail commence…

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2 réflexions sur « MA GROSSESSE DE 42 SA »

  1. Je compatis. 1ère grossesse déclenchement le jour du terme pour fissure de la poche des eaux depuis 4 jours avec 0 contractions! 2eme grossesse 41+5!

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