MiniNous 18 mois marche - chermininous.com

MININOUS MARCHE!

MiniNous marche! Oui elle marche! J’ai presque envie de dire ENFIN! Presque…

Car oui MiniNous a 18 mois et cela peut paraître « plutôt tard » pour marcher. Les plus subtiles (hum hum ironie) diraient qu’elle « était pas pressée hein la petite puce ». Ceux qui ont posé la question « et alors elle marche cette petite? » et qui ont eu pour réponse « non pas encore 🙂 » répondent « ha mais chaque enfant développe ce qu’il préfère, elle doit surement parler alors » – « si arci (merci) et cor (encore) vous conviennent oui on peut dire qu’elle parle… » Ce ne sont que quelques unes des réflexions que nous avons du subir depuis son premier anniversaire, date fatidique du début de la marche « normale ».

MiniNous 18 mois marche - chermininous.com


Une bonne nouvelle

J’ai envie de tirer un coup de gueule et je vais le faire mais avant tout c’est une très bonne nouvelle! Je suis fière que mon petit bébé sache marcher bien entendu mais je suis encore plus fière de voir son bonheur de se déplacer toute seule. Depuis que je suis devenue maman, je me rend compte du bonheur que peut procurer la réussite de son enfant. Non pas de la réussite pour la réussite mais de la voir heureuse d’avoir réussi. Que ce soit de manger toute seule, de feuilleter un livre seule ou maintenant de se déplacer. A chaque étape le sourire et la joie qui illuminent son petit visage m’emplissent d’un bonheur immense.

Ma bambina

Maintenant, MiniNous n’est plus un bébé mais un bambin sur la route pour devenir une petite fille. Je suis heureuse de son évolution et je ne pleure aucunement le bébé qu’elle était. J’ai adoré chaque étape de sa jolie vie et j’accepte, avec autant de facilité, de la voir grandir, qu’elle prend de plaisir à apprendre de nouvelles choses. Tout comme cela ne me dérange pas de vieillir car j’y trouve mon compte à chaque fois. Je l’accompagne dans cette évolution irrémédiable et inévitable avec beaucoup de plaisir et peu de nostalgie. J’ai eu la chance de pouvoir profiter de chaque instant avec elle et je suis prête à vivre ces nouveaux bonheurs.

Et alors elle marche?

Déjà d’une qu’est ce que ça peut te faire? Tu dormira mieux si je te dis que oui? Bon ok, je suis un peu dure. Moi-même j’ai posé la question plus d’une fois aux copines mamans. Néanmoins, une fois les douze mois passés, cette question plutôt anodine est devenue de plus en plus une hantise. Puis les remarques ont commencé à suivre: « elle finira bien par marcher un jour hein » – « oh bah elle va développer une autre aptitude » – « elle doit faire ses dents, on ne peut pas tout faire en même temps » – « mais tu essayes de la mettre debout? » – « tu as essayé de la mettre dans le parc? Elle voudra tellement en sortir qu’elle se lèvera en s’accrochant aux barreaux… » – « vous ne pensez pas que les couches lavables l’empêchent de se mouvoir correctement? » – « et beh, elle est pas pressée, tu as demandé conseil à ton pédiatre? ».

Non et alors?!

Bientôt on allait me dire que j’avais fait quelque chose de mal. J’en suis arrivée à espérer très très fort qu’elle marche vite juste pour ne plus avoir à entendre ce genre de remarques. A chaque fois qu’on rencontrait une nouvelle personne j’appréhendais le moment où allait être posée cette question.

PMI et culpabilité

Je crois que le pire est venu des professionnels, ce qui est encore plus culpabilisant pour les parents. Tout d’abord la PMI qui nous reçoit pour les vaccins du 11 ème mois. La pédiatre me demande si Tessa marche, je réponds que non. Elle me demande alors si elle fait du 4 pattes. Je lui réponds de nouveau que non. Elle veut savoir si elle est gardée par quelqu’un d’autre que moi. Donc, sous entendu qu’elle ne peut pas se développer correctement si elle ne va pas en collectivité. je lui réponds qu’elle va chez la nounou deux jours par semaine depuis ses 4 mois et qu’elle vient de commencer la crèche. Là, elle me dit: « bon, il n’y a pas vraiment à s’inquiéter. Néanmoins, je vais vous envoyer voir une psychomotricienne pour voir si on peut un peu la stimuler cette petite. » Ça peut paraître idiot mais à ce moment là j’ai reçu comme un coup de massue. Je savais bien que MiniNous n’était pas en avance sur la motricité mais au point d’aller voir une psychomotricienne c’est que j’avais vraiment foiré.

Psychomotricienne?

Rdv est pris et nous y allons tous les trois avec Choubidou. Nous sommes reçus non pas par une psychomotricienne mais par une psychologue. Lorsque j’apprends cela, ça me met en rogne. J’ai l’impression d’avoir été prise au piège. On est pas des criminels bordel! MiniNous a 12 mois et ne marche pas et ne fait pas de 4 pattes. C’est si grave que ça? Si grave qu’on doive passer devant une psychologue? Je suis blessée mais surtout je suis très en colère. L’entretien s’annonce mal car je sais d’avance que je ne vais pas du tout être ouverte à ce qu’elle va me dire. J’essaye néanmoins de prendre sur moi en me disant que s’il y a du bon à prendre pour ma fille je le ferai.

Non! la psychologue!

La psychologue se présente et nous explique qu’on a d’abord un entretien avec elle et qu’ensuite c’est elle qui décidera s’il est nécessaire de consulter la psychomotricienne. Elle semble surprise, par l’agréable, que nous soyons présents tous les trois. Pendant l’entretien, elle demande à ce que MiniNous soit posée par terre pour pouvoir l’observer. Bien entendu, ma bébé n’est pas du tout d’accord et je la comprends. Elle ne connait ni la personne, ni les lieux, forcément elle se colle encore plus à moi. La psychologue lui pose des questions auxquelles elle ne peut évidemment pas répondre car elle n’a que 12 mois! Je réponds aux questions et me fait rabrouer par la psychologue: « rolala, elle est embêtante maman de répondre à ta place ». Bim! et une claque dans ta gueule c’est embêtant? Je me retiens pendant le reste de l’entretien pour ne pas l’envoyer chier et partir en claquant la porte.

Bilan et remise en question

Néanmoins, arrivés à la fin de la séance, la psychologue nous dit quelques phrases plutôt sensées. Je n’ai pas apprécié le guet-apens ni sa façon de faire mais ce qu’elle dit n’est pas complètement faux. Elle nous dit que MiniNous est tout à fait normal. Nous sommes des parents affectueux et investis dans le développement de notre fille. Le problème justement est que nous lui facilitons trop la tâche. Comme nous n’aimons pas la voir pleurer, dès qu’elle veut quelque chose, nous lui donnons. L’empêchant ainsi d’avoir à se déplacer et à pousser ses limites pour l’obtenir.

Accompagnement lointain

Elle nous explique qu’il n’y a pas forcément d’intérêt à voir la psychomotricienne mais que si nous le souhaitons elle peut nous donner rdv. Enfin, elle nous recommande de mettre le plus possible MiniNous par terre et de la laisser faire toute seule. Surtout de ne pas céder même si elle pleure. L’accompagner, lui montrer que nous sommes là mais ne pas faire à sa place. Enfin, elle nous explique que nous avons sauté quelques étapes clefs du développement moteur de bébé et qu’il fallait simplement tout reprendre du début. En effet, nous avons assise Tessa sans qu’elle sache le faire d’elle même. Cela l’a empêchée d’acquérir les mouvements et les techniques qui sont le fondement de la motricité. Nous avons commis des erreurs mais nous pouvons les réparer. Je sors finalement du rdv rassurée et je me dis qu’il aura servi à quelque chose.

Retenue parentale

Les jours qui ont suivi, nous nous sommes fait violence Bastian et moi. Nous avons laissé Tessa par terre, sur une couverture puis sur un tapis acheté exprès. Elle a beaucoup pleuré de frustration. Nous nous sommes disputés lorsque l’un a cédé et que l’autre tenait bon. Le lendemain c’était moi qui cédait, le surlendemain c’était lui qui cédait. Bon an mal an, nous avons tenu le coup.

Motricité libre

Je me suis également beaucoup renseignée sur une méthode dont j’avais vaguement entendu parlé: la motricité libre. Cette méthode consiste à laisser toute liberté à bébé dans son développement moteur. Cela implique de le laisser faire ses propres découvertes, avancer à son propre rythme et passer d’une position à une autre tout seul. Il faut surtout éviter de mettre bébé dans une position qu’il n’a pas acquise de lui même comme pour la position assise. Voici un joli tableau qui explique les différentes étapes de l’évolution de l’enfant.

étapes motricité libre - chermininous

De jolies réussites

Avec tous ces principes et recommandations en tête, nous avons eu le plaisir de voir des résultats très rapidement. A 13 mois et quelques jours MiniNous a commencé à faire du quatre pattes. Elle n’arrivait pas encore à se mettre en position assise toute seule. Nous avons éviter de l’y mettre sauf pour les repas. Elle a un peu pleuré, elle a semblé frustrée mais a très vite compris que si elle voulait quelque chose il fallait qu’elle trouve la solution pour l’obtenir toute seule.

Le quatre pattes

mininous quatre pattes - chermininous.com

En quelques semaines seulement, elle rampait si vite qu’elle faisait des tours et des tours de l’appartement sans se lasser. Ses rires étaient incroyables. Elle était tellement heureuse de pouvoir nous suivre partout.

Entre le 4 pattes et la marche il aura fallu attendre 5 mois. Ça peut encore une fois paraître long mais pendant ces 5 mois il y a eu tant d’autres acquisitions. MiniNous a enfin su se tourner sur le ventre et sur le dos facilement et à volonté au point de préférer dormir sur le ventre alors que nous l’avions toujours couchée sur le dos. Elle a commencé à grimper sur le canapé, à dépasser les obstacles, à descendre les quelques marches qui mènent à notre terrasse.

MiniNous 16 mois grimpe canapé - chermininous.com

MiniNous explore

Elle s’est sentie tellement à l’aise qu’un jour où j’avais laissé la porte fenêtre donnant sur la terrasse ouverte, elle a profité que je faisais la vaisselle dans la cuisine pour descendre les 3 marches toute seule et sans bruit. Au bout de quelques minutes sans l’entendre, je l’ai cherchée partout dans l’appartement sans penser une seule fois à regarder dehors. Jusqu’à maintenant elle n’avait jamais osé descendre seule et avait toujours demandé à ce que je lui tienne la main ou que je sois à côté pour le faire. Ne la trouvant pas dans l’appartement et prise de panique je décide tout de même de regarder sur la terrasse et je la retrouve en train de jouer avec la terre de nos jardinières. Elle était toute tranquille et tellement mignonne que je n’ai pu m’empêcher de rire.

mininous explore - chermininous.com

Une fois les quelques secondes de frayeur, en pensant au mal qu’elle aurait pu se faire si elle était tombée des marches, passées, une grande fierté m’a submergée. Mon petit bébé se sentait assez en confiance pour partir explorer son petit monde sans maman à ses côtés. Et dire que deux mois avant elle ne bougeait pas d’un centimètre lorsque je la posais par terre.

MiniNous se lève

mininous se lève - chermininous.com

MiniNous marche!

Et nous voilà au mois de juillet avec une petite fille qui marche. Elle a fait ses premiers pas fin juin. D’abord un, puis trois, puis elle a eu peur et a arrêté pendant quelques jours. Elle a repris de plus belle début Juillet et depuis une bonne semaine elle marche sans problème, sans trop d’hésitation et sans arrêt!

mininous marche - chermininous.com

Liberté surveillée

Pour continuer dans le principe de motricité libre nous n’avons pas installé de barrières de sécurité nulle part. MiniNous a libre accès partout et a l’autorisation d’escalader ce qu’elle veut. Bien entendu la vigilance est de mise. D’ailleurs qu’il y ai des barrières ou pas avec des enfants en bas âge il faut toujours être vigilant. Aujourd’hui elle monte et descend du canapé sans aide aucune. Pareil pour les marches. Ma chipie s’assoit toute seule sur son ancien transat utilisé comme chaise d’appoint pour le moment. Elle me rejoint dans la cuisine ou sur la terrasse comme ça lui plait. Cette coquine me poursuit même dans la salle de bain et les toilettes. J’adore entendre ses petits pas approcher et son rire éclater quand je lui dis « je vais t’attraper!! ».

Des gamelles elle en a déjà eu et en aura encore beaucoup mais sa liberté ne sera jamais entravée et son autonomie toujours encouragée.

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4 réflexions au sujet de « MININOUS MARCHE! »

  1. Nous aussi p’tit bout n’a pas été du genre rapide pour la marche (à 16 mois environ) et la question fatidique à chaque fois commençait à devenir « lourde », sans compter les beaux-parents qui essayaient de le faire marcher dès qu’il posait le pied chez eux : manque de chance, il n’aura pas fait ses premiers pas là-bas … 😉 Bref, l’important est qu’il y arrive à leur rythme !

  2. coucou ! Je suis tombée par hasard sur ton article, il me parle beaucoup ! Mais alors, le coup de la psychologue !!! Waow, c’est violent pour un bébé qui ne marche pas à 12 mois… M’enfin… J’ai 2 filles, la première a marché à 18 mois et demi. La 2e a fait ses premiers pas à 17 mois, mais a mis 1 mois pour marcher vraiment en toute liberté, sans plus faire de 4 pattes (quasi – c’est encore tout récent – 3 petites semaines). J’ai entendu toutes les réflexions que tu as entendues. 2 fois, pour chacune de mes filles. Et autnat, cela me blessait pour la première, autant je m’en foutais pour la 2e. Et honnêtement, je suis super fière d’elles. Elles ont suivi leur rythme et cela a été tout aussi beau pour elles et pour nous que si elles avaient marché à 12 mois pour être dans la norme 🙂

  3. en effet se retrouver face à une psychologue en pensant te rendre à un rdv pychomotricité n’a pas été cool.Super que tu aies pu te remettre en question et qu’elle t’ait aidé à avancer.Ici j’ai pratiqué la motricité libre pour mes 2 enfants , çà a été un peu plus compliqué pour mon petit qui avait des régurgitations.Il marche depuis ses 13 mois et demi (14 mois pour sa soeur ) mais 1 mois après n’est pas encore lancé à 100% mais a pris beaucoup d’assurance depuis.
    Pour ce qui est de mettre bébé en position assise avant d’y tenir tout seul tu n’es loin d’être la seule à avoir fait cela

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