ADDICTIONS & OBSESSIONS

ADDICTIONS & OBSESSIONS

Je vous rassure je ne vais pas vous parler drogue ou alcool dans cet article bien que d’autres addictions et obsessions qui peuvent être tout aussi nuisibles. J’ai bien eu dans jeunesse quelques écarts de conduite au niveau de la fumette ou de l’alcool. Aujourd’hui encore, la bière reste mon alcool préféré et je la consomme plus comme une limonade que comme réellement de l’alcool. Néanmoins, j’ai envie de vous avouer d’autres secrets, d’autres addictions et obsessions qui parfois m’empêchent d’avancer mais parfois aussi m’ouvrent de nouveaux horizons et me permettent de devenir celle que je veux.

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crédit photo: Thérapie hypnose Paris


En cherchant une image pour illustrer mon article sur Google, j’ai été surprise de ne trouver que des photos en relations avec les addictions nocives et connues du grand public: drogue, alcool, tabac, jeux et sexe. Pourtant, il existe tellement d’autres addictions et pas forcément négatives. Je ne sais pas si c’est quelque chose de naturel chez l’humain ou si je fais partie de ces personnes qui ont des addictions et des obsessions, le fait est que j’en ai depuis toute petite. J’ai toujours aimé collectionner des choses. Rien de très cher, souvent des images, des timbres et plus tard des livres. J’en suis arrivée à avoir deux bibliothèques pleines à raz bord avec plusieurs centaines de livres. Est-ce qu’on peut qualifier cela d’addiction, de toc ou d’obsession, je ne le sais pas non plus. Je peux simplement dire que cela me prenait énormément de temps et d’énergie.

Au fur et à mesure des années, mes centres d’intérêt ont évolué et mes obsessions également. Néanmoins, j’en ai toujours eu et je pense vraiment que j’en aurai toujours. Est-ce pour combler un vide, ou pour compenser un manque ou tout simplement parce que je m’ennuie très vite? Encore une fois je ne saurai le dire et très franchement ça ne m’intéresse pas plus que ça de le savoir. La seule chose à laquelle je fais attention c’est que ces obsessions ne prennent pas trop le pas sur ma vie quotidienne et surtout sur ma vie de famille. Malheureusement, je n’y arrive pas toujours et j’en ressens souvent de la culpabilité.

Les livres

Dès toute petite je me suis plongée dans la lecture corps et âme. Sans revenir sur les détails, j’ai souvent été seule et les livres me permettaient d’être toujours entourée et de voyager là où je voulais quand je le voulais. La lecture est d’après moi l’addiction la plus saine que j’ai jamais eu. Elle permet bien entendu de se cultiver mais surtout de voir les autres choses autrement, d’ouvrir ses horizons et de comprendre d’autres points de vues. Elle permet de relativiser et de réfléchir au monde qui nous entoure. Elle nous évite de nous enfermer dans notre bulle sociale. Dans ma vie j’ai du lire des centaines, même surement des milliers de livres. C’est simple, j’en ai toujours un (voir 2 ou 3 en même temps) en cours. Lorsque ma fille est arrivée nous avons eu besoin de place, j’ai donc du prendre la décision la plus pénible de ma petite vie sans problèmes: me débarrasser de ma collection de livres. Après avoir vendu, donné et trié tous mes livres, il me reste encore aujourd’hui une bonne centaine dont je n’arrive pas encore à me passer. Pourtant chaque mois j’arrive à m’en détacher peu à peu. Maintenant, mes lectures sont beaucoup plus tournées vers l’éducation bienveillante et l’écologie mais j’arrive à me dire qu’une fois le livre lu, je peux le transmettre à quelqu’un d’autre sans que cela me dérange. C’est donc une addiction que j’arrive à maîtriser mais il m’aura fallu 20 ans et l’arrivée de ma bébé pour y arriver.

Le sucre

Vrai drogue, plusieurs études démontrent non seulement sa nocivité pour la santé mais surtout l’addiction rapide qu’il procure. Vous avez d’ailleurs surement entendu parlé de cette étude où il est proposé aux souris deux drogues: la cocaïne et le sucre. Et bien les souris choisissent le sucre! C’est une addiction que j’ai depuis toujours et je ne me sens pas (encore) capable de la surpasser. C’est horrible car tu sais que ça te fait du mal, tu sais qu’il faut arrêter mais c’est plus fort que toi. Au moindre coup de mou, baisse de moral ou même moment festif ou joyeux le sucre est là. Lorsque par hasard il m’arrive d’en manquer je deviens folle. Irritable, fatiguée, mauvaise avec mon entourage, maux de tête, envie de vomir, bref tous les symptômes de la vraie juncky. J’ai bien essayé d’arrêter une ou deux fois mais je suis tellement accro que la seule façon pour moi d’y arriver c’est qu’il n’y ai pas un seul gâteau, crème dessert ou tablette de chocolat dans toute la maison. Autant vous dire qu’avec un enfant et surtout mon homme c’est juste pas possible. Les solutions je les connais pourtant: remplacer par des fruits pour le gout sucré ou par des yaourts, pain et fromage en cas de fringale mais je n’y arrive pas, je craque. Je sais qu’il me suffirait de tenir le coup un mois pour prendre de nouvelles habitudes plus saines mais je manque de volonté. Je crois que le sucre restera à jamais ma pire addiction.

Les séries et films

Encore une fois, comme j’étais souvent seule étant plus jeune, j’ai rapidement développé un goût prononcé pour la télévision. Tout d’abord, c’est la faute au Club Dorothée, Sailor Moon et compagnie. Ces dessins animés étaient ma drogue quotidienne. Je ne pouvais pas en louper un seul épisode ou je me sentais complètement perdue. En grandissant, j’ai connu la série F.R.I.E.N.D.S qui m’a fait découvrir les séries américaines et là ça a été l’escalade! J’en étais arrivée à suivre tellement de séries à la fois que je tenais un carnet avec la liste des séries, la saison et l’épisode auquel j’étais arrivée. A la grande époque des téléchargements de torrents et des visionnages en streaming, j’étais H24 dessus. Je dois avouer qu’il m’est arrivé plus d’une fois de refuser une sortie avec mes copines pour regarder des séries toute la soirée! Encore une fois c’est l’arrivée de ma fille qui a mis un frein à tout ça. Je n’avais tout simplement pas le temps et le soir j’étais tellement fatiguée que je n’y pensais même pas. Cependant, depuis une semaine j’ai pris un abonnement à Netflix. Franchement, j’ai hésité longtemps. J’ai eu peur de retomber dans mes vieux démons et que le visionnage à volonté de séries et de films empiète de nouveau sur ma vie et m’empêche de faire des choses plus constructives. Pour le moment j’arrive encore à limiter la casse. Je me contraint à ne pas dépasser deux épisodes à la suite et à faire quelque chose en même temps. La par exemple je viens de faire des cookies en regardant la fête à la maison! Je ne suis pas sereine, je sais que je pourrais retomber dedans très facilement surtout que je suis (de nouveau grrr) au chômage.

L’écriture

Ici je ne parle pas du blog, même si concrètement c’est le support qui me permet le plus d’écrire mais bien d’écriture en général. Je sais que nous sommes des milliers à caresser le doux rêve de devenir écrivain un jour. Rien que parmi les copinautes blogueuses, plusieurs ont déjà réalisé ce rêve ou sont en train de tout mettre en oeuvre pour le réaliser avec plus ou moins de succès. Personnellement, je sais que je ne deviendrai pas une JK Rowling franco-portugaise mais j’avoue avoir l’espoir de devenir une mini Béa Johnson. Ce sujet restera pour le moment un peu tabou car je touche du doigt ce rêve mais tant que je ne l’ai pas agrippé fermement je ne veux pas me porter la poisse. Néanmoins écrire c’est mon truc. Je suis bien consciente que je n’ai pas la plume de shakespeare et que mes fautes d’orthographe et de grammaire ne font pas ma pub mais j’aime écrire. Je ne suis pas créative, je n’arrive pas à inventer quelque chose ou a créer un personnage. Par contre, j’adore parler de ce que je connais, de ce que je vis ou expérimente. Je n’aime écrire que sur les sujets que je maîtrise ou tout du moins qui m’intéressent fortement. Lorsque j’étais gamine, une douzaine d’années à peu prêt, je tapais des histoires sur la machine à écrire de mon père et je les envoyais à mes copines parties en vacances d’été. Souvent ces histoires reprenaient des situations que nous avions vécues au collège, des histoires de copines, de petits copains ou des disputes que j’avais eu du mal à appréhender sur le coup. Cela me permettait de leur dire sous forme d’histoire à la troisième personne, ce que j’avais ressenti sur ces moments là. Je ne crois pas qu’aucune en ai eu quelque chose à faire et je ne suis même pas sure qu’elles l’aient lu mais moi je les écrivais et ça me faisait déjà beaucoup de bien. Plus tard avec l’arrivée d’internet et des mails, j’ai saoulé pendant des années et à force de mails de 3 pages de long, toutes mes copines pour leur raconter mes dernières aventures amoureuses ou mes disputes ou encore mes histoires de travail. Comme c’étaient de vraies copines, elles lisaient le mail et me répondaient sur le ton de la plaisanterie en soulignant la lonnngueur de la chose!

Il y a quelques années, j’ai découvert les blogs. Je m’y suis cassé les dents une première fois. Je devais avoir 25 ans (j’en ai 31) et j’avais décidé d’ouvrir un blog girly, en mode célibatante qui parlerait de tous les sujets qui parlent aux filles de mon âge: amour, amitié, mode, maquillage, voyages et un peu de sujets plus sérieux. Pour cela j’avais essayé justement d’embrigader mes copines qui elles n’étaient pas très chaudes. Ce blog, dont je ne me souviens même plus du nom, n’aura tenu que quelques semaines. Puis, en 2012 je suis partie seule en sac à dos, voyager à travers l’Europe puis l’Amérique du Sud. J’ai alors ouvert un blog de voyage qui existe encore mais que j’ai très mal traité. Sur les 9 mois de voyage, je n’ai écris que deux mois. Il a pourtant été très vite lu et apprécié. J’aurai pu à ce moment là en faire quelque chose de bien mais j’étais trop en train de vivre mon voyage pour « perdre du temps » sur le blog. Aujourd’hui, j’ai encore tous mes souvenirs et mes photos et je compte bien un jour terminer ce blog de voyage et en faire quelque chose de qualité.

Enfin, il y a presque deux ans, j’ai ouvert ce blog. Je ressentais le besoin de parler de ma grossesse et de partager ça avec d’autres mamans. Mes copines n’étaient pas forcément au même stade de leur vie que moi ou si elles y étaient elles ne ressentais pas le même besoin que moi de s’épancher sur leur grossesse ou leur parentalité. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi mais mon blog a décollé. Je suis devenu copine avec d’autres blogueuses, j’ai commencé à avoir des lecteurs et partager ma vie est devenue une nouvelle addiction. J’avais besoin de partager toutes ces nouvelles émotions, toutes ces nouvelles aventures avec des gens qui passaient également par là et qui en avaient quelque chose à faire de mes histoires.

Certaines de mes amies bien qu’amusées au début n’ont pas compris mon investissement trop excessif selon elles dans ce blog. Certaines m’en ont voulu de plus raconter de choses au blog qu’à elles directement. D’autres ont trouvé que je m’exposais trop et que je devrais faire preuve de plus de pudeur. J’ai perdu des amies à cause du blog. Je continu actuellement d’en perdre je pense. Peut être les aurai-je quand même perdues sans le blog mais je sais qu’il a précipité certaines ruptures amicales. Néanmoins, je n’en garde aucun regret. Je suis comme ça: entière, excessive surement, peu pudique peut être et pourquoi pas imbue de ma personne vu que c’est ce que certaines semblent croire. Mais ce qu’elles n’ont pas compris c’est que ce blog c’est une nécessité pour moi, un vrai plaisir. Comme je l’ai déjà dit, je peux devenir très vite obsessionnelle sur tel ou tel sujet. C’est ce qui s’est passé lorsque je suis tombée enceinte. J’ai lu des tonnes de livres et de blogs au sujet de la grossesse puis au sujet de la parentalité. Je n’avais envie de parler que de ça. Je savais que je ne pouvais pas le faire avec mes copines. Je n’avais pas envie de les saouler avec ça alors je l’ai partagé avec internet et j’ai laissé ceux qui voulaient venir me lire. Je n’impose à personne de me lire. Je ne demande pas à mes lecteurs ce qu’ils aimeraient lire dans mon blog, tout simplement parce que je n’écris pas ce blog pour eux mais pour moi. C’est moi qui ai besoin de parler de certains sujets. Si certains s’y retrouvent et aiment lire ce que je dis tant mieux. Bien sur que c’est plaisant d’être lue et oui pendant un moment je suis devenue accro aux stats et likes qui montaient. Je l’avoue. Mais ça m’est passé comme la plupart des obsessions que je développe. Celles que je conserve et que je continu d’alimenter sont celles qui m’aident à me sentir mieux dans la vie: parler de ma fille, de ma vie de maman, de ma vie de femme et maintenant de mon expérience zéro déchet c’est ce que j’aime. J’aime partager mes petits bonheurs, mes inquiétudes, mes questionnements. J’aime savoir que d’autres vivent la même chose. J’aime donner et recevoir du soutient dans les situations que nous vivons tous en tant que parents. Alors oui, comme m’a dit une ancienne amie, je manque surement de pudeur mais si ça te dérange, ne regarde pas, ne me lis pas. Je ne viens pas mettre mes articles sous tes yeux. Je n’en fais pas la pub sur ton facebook. Je lance mes bouteilles à la mer via mon blog et ceux qui souhaitent ouvrir et lire le message que ces bouteilles contiennent, c’est leur choix.

Alors ça reste une addiction. Une addiction qui s’est transformée en obsession parfois. J’ai eu des moments où j’ai senti que j’étais allée trop loin et que le blog avait pris possession de moi plutôt que moi de lui. Je me suis sentie prisonnière de mon blog comme je vous l’avais écrit l’année dernière. Heureusement, grâce à mon homme et à ma fille j’ai réussi à reprendre pied dans la réalité et à me souvenir qu’il y a des priorités dans la vie. Le fait d’être au chômage m’a souvent causé du tort car j’avais enfin le loisir d’écrire plus souvent. Le problème avec une addiction que c’est plus tu la pratique plus tu as envie de la pratiquer. J’ai énormément de choses à dire, j’ai envie d’aborder pleins de sujets car une fois que j’en ai parlé ils ne tournent plus en rond dans mon cerveau. Parfois je me lève le matin et je me sens prête à exploser avec tout ce qui tourne dans ma tête. Le fait de l’écrire et de le poser noir sur blanc m’aide à l’évacuer et à y réfléchir plus posément. C’est peut être ça qu’on appel un toc, je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est que l’écriture est devenu un besoin vital pour moi au même titre que respirer. Lorsque je passe plusieurs jours sans écrire je me sens frustrée et énervée. Parfois, je n’ai pas le choix, la vie prends le dessus et tant mieux mais j’y reviens toujours et je pense que j’y reviendrai toujours.

Si le sucre restera toujours ma mauvaise addiction, l’écriture restera à jamais mon obsession positive.

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Une réflexion au sujet de « ADDICTIONS & OBSESSIONS »

  1. Je me reconnais au moins pour les livres et le sucre. Pour le sucre je crois qu’on va de plus en plus en parler comme une vraie drogue, quelque chose qui rend addict, il y a une vraie prise de conscience à avoir ! En tout cas c’est top d’avoir aussi une obssession positive 🙂

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